N°19,la Bugatti 57 G de 1937

Publié le par T.Beaufort

1937,première participation officielle de Bugatti et première victoire.A gauche,la verson presse,à droite ,la version boutique.

La Bugatti 57G, l’audace récompensée :

Bugatti, pour beaucoup (moi le premier), c’est les Grands Prix. Alors, les Bugatti du Mans, qu’est ce que c’est ? N’étant pas un spécialiste de cette période, en voici un résumé.

 

En 1936, la réglementation des 24 Heures change. L’ACO ouvre ses portes aux voitures de sport. Bugatti profite de l’occasion pour construire une nouvelle voiture : la 57G. Caractéristique principale de cette voiture, sa ligne profilée. Et pour l’époque, c’est inédit. Exit les roues apparentes, place à un carénage de celles-ci. Du coup, l’allure de la voiture est imposante, et la Bugatti gagne un surnom : « le tank ». L’avantage aérodynamique se traduit surtout par une important baisse de la consommation, et donc, moins d’arrêts aux stands. Bien avant Audi et son diesel plus sobre, Bugatti avait compris que le temps perdu aux stands, est difficile à rattraper sur la piste.

 

 

Le profil de la version Altaya. Mise à part les jantes,difficile de voir qu'il s'agit d'une série presse.

Suite aux événements de 1936, le plateau a beaucoup changé en deux ans. Avec la nouvelle réglementation, les allemands et les italiens, qui dominent en Grand Prix, boudent la nouvelle formule. Du coup, l’opposition aux Bugatti se présente sous la forme de sept Delahaye et deux Talbot, et d’une Delage. Parmi les concurrents étrangers, seuls une Lagonda solitaire et une Alfa Roméo 8C semblent en mesure de barrer la route aux constructeurs français.

Les voitures françaises prendront rapidement le contrôle des opérations. La Bugatti se hissera bien avant la mi-course, en tête du classement général. Les Delahaye se succèderont à la seconde place. Victoire finale, donc pour  Bugatti qui ne remettra pas en jeu son titre l’année suivante. Ce qui n’empêchera pas la marque de Molsheim de l’emporter une ultime fois en 1939, avec une seule voiture, la 57C.

 

 

Le profil de la version Ixo. La différence saute aux yeux. Les jantes sont sublimes.

Avec l’arrivée de cette Bugatti d’avant guerre dans ma collection, mon intérêt pour l’histoire des 24 Heures fit un grand bond en avant. Et du même coup, les vainqueurs antérieurs à 1966 furent intégrés dans celle-ci.

 

Les 7 erreurs de la Bugatti 57 G :

Encore une très jolie miniature produite par Ixo que cette jolie Bugatti. Le traitement de la calandre, avec le troisième phare caché derrière le grillage de protection est très réussi. De plus, sa robe faite de deux tons de bleu mets bien en valeur sa ligne très aérodynamique pour l’époque.

La Bugatti,version Altaya.L'examen d'une photo de miniature est impitoyable.Je n'avais pas remarqué que les boucles des sangles à l'avant du capot, n'étaient pas peintes en alu !

 

 

La version Ixo.Les boucles sont peintes ! Les jantes, toujours aussi réussies.Le cerclage alu des phares est visible . (Il est absent de la version presse).

 

 

Comme souvent sur les miniatures de cette période, la décoration se limite aux numéros de course. Donc, aucun oubli de la part d’Ixo sur cette Bugatti.

La plus grosse différence est bien sur le rendu des jantes de cette Bugatti. Les photos parlent d’elles même. Gros avantage donc, à la version boutique, avec un traitement tout en finesse de celle-ci. À coté, les jantes à bâtons en plastique de la version Altaya font pales figures.

Le reste des différences est beaucoup plus difficile à voir au premier coup d’œil.

Les feux arrières sont plus petits, et il manque les rivets entre ceux-ci .A l’avant, c’est le cerclage des grilles de protection qui fait défaut. Et c’est tout !

 

 

Vue arrière de la version presse.C'est déja très bien.

 

 

Vue de la version boutique.Avez vous trouvé les différences ?

 

Au final, un bilan très positif pour cette Bugatti, surtout si vous ne possédez pas la version boutique. Rien à repeindre, c’est un bon point.

Note : La Bugatti 57 G :

 

 

Intérêt : 9/10, cette Bugatti, outre d’avoir remporté le Mans en 1937, viendra mettre un peu de diversité dans votre collection, après tout les modèles de 2002.

Forme : 10/10, Forme très  bien rendues.

Décoration : 10/10,  La décoration est complète.

Finition : 8/10, hormis les jantes, rien de très sérieux à reprocher.

Note finale : 8/10. Digne d’être exposée dans votre vitrine sans modification.

 

 

Intérieur peint,rien à redire sur cette version presse.

 

 

La aussi,l'intérieur est peint.Seule différence,le boitier noir,à gauche du siège.Il faut avoir l'oeil.

 

C’est tout pour aujourd’hui. Mais Le Mans collection continue !

 

Publié dans lemanscollection

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Patrice Vatan 29/09/2006 14:43

Monsieur,

je suis tombé sur la photo de Chaboud/Trémoulet aux 24 h du Mans 1938 que vous avez prise à partir d'une miniature, me serait-il possible de l'utiliser pour illustrer un note sur Eugène Chaboud, sur mon blog Mémoire des Stands ?


D'avance merci et cordialement,
Patrice Vatan