N°16,La Ferrari 166 MM de 1949

Publié le par T.Beaufort

  La Ferrari 166 MM, première de cordée :

Une nouvelle ère commence en 1949.Un nouveau constructeur remporte les 24 heures.Une légende est en train de naitre.

Après cinq années de guerres et de barbaries, le monde a retrouvé la paix. Mais, le pays est à reconstruire en entier, et le circuit des 24 heures du Mans n’est pas le plus urgent des travaux à engager.

Ce n’est qu’en 1949 que les 24 heures renaissent, marquant le début de la période « après guerre » des 24 Heures.

En cette période de reconstruction, certains constructeurs ont disparus ou vont disparaître, d’autres apparaissent. Parmi ceux-ci, une marque débute au 24 Heures, Elle n’est pas encore célèbre mais elle va bientôt devenir mythique. Cette marque, c’est Ferrari.

 

Le plateau des 24 Heures 1949 est un mélange de deux époques. Face aux anciennes Talbot, Delage ou Delahaye d’avant guerre, apparaissent de nouveaux constructeurs. Parmi ceux-ci, Ferrari, marque crée en 1948, engage par l’intermédiaire de Luigi Chinetti deux barquettes 166 MM . La 166 MM (MM pour Mille Miles) est dérivée de la 166 « inter » et « sport », voiture au catalogue du constructeur italien. Petit détail qui a son importance, si la cylindrée de la voiture n’est que de deux litres,le moteur est lui un…V12.

La 166 MM se présente au départ de ces 24 heures en carrosserie barquette.La décoration est des plus sobre.

La course se résumera à la lutte des anciens contre les modernes. Les Delahaye vont d’abords menés, puis les Talbot vont prendre le relais. La Ferrari va prendre à son tour la tête de la course, menacée par une Delage,qui remonte ,seconde par seconde sur celle-ci. La Ferrari est conduite par Chinetti,qui a engagée la voiture,et Lord Sheldon,banquier de la Ferrari,qui préfère les réceptions à la conduite .Luigi Chinetti va assurer l’essentiel du temps de conduite de la Ferrari (22 heures sur les 24)chose impensable de nos jours. La Delage retardée, la victoire finale sera pour la Ferrari. Trait d’union entre deux époques, Luigi Chinetti l’a déjà emporté en 1932 et 1934, c’est une nouvelle marque qui entame cette nouvelle ère des 24 Heures. Et pour Ferrari, le début d’une longue histoire d’amour avec Le Mans. Pour Luigi Chinetti,c’est le début d’une longue fidélité au cheval cabré. Une fois sa carrière de pilote terminée,il fondera une des plus célèbres écuries privées de Ferrari : Le N.A.R.T. (North Américan Racing Team).

Difficile de le remarquer sur la photo,mais l'empattement serait trop important.

Les 7 erreurs de la Ferrari 166 MM :

 

Après avoir vainement chercher une miniature à opposée à celle d’Altaya, j’ai du me résoudre à renoncer à faire ce comparatif. J’avais fais appel à vous lecteurs, mais aucun n’a osé relever le défi.

A défaut de comparatif, voici néanmoins mon analyse de cette Ferrari.

Le modèle d’Ixo est,à mon sens bien rendu. On reconnaît aisément les formes simples de cette petite barquette. Au chapitre des économies,les jantes à rayons sont bien sur en plastique et non pas en métal. L’intérieur est bien détaillé,le tableau de bord et le volant finement reproduit. Seul manque le rétroviseur entre les deux éléments du pare brise. L’intérieur est noir,et les sièges, marron. Sur les photos de cette 166 MM exposée au musée du Mans,ceux-ci sont bleus. Les contres portes devraient être rouge,seule la partie derrière les sièges restant noire.

Cette photo représente l'intérieur de la Ferrari 166 MM,victorieuse en 1949,exposé au musée du Mans.Les contres portes sont rouges,les sièges bleus.Regardez bien le tableau de bord. Photo extraite du site : diabolpif.ifrance.com.

La décoration est complète (il n’y a que les numéros de course).A l’arrière, l’emplacement de la plaque minéralogique est vide, mais je n’ai aucun document sur l’existence d’une plaque d’immatriculation. Par contre l’emplacement devrait être cerclé par un cadre aluminium.

Seule manque à l’avant, l’entourage en blanc de la calandre, d’ailleurs très finement reproduite, avec son phare rapporté au centre.

Bilan final, pour moi une bonne miniature, qui mérite sa place en vitrine en attendant une version « boutique ».

En attendant, un peu de peinture suffira à améliorer cette Ferrari. Peindre l’entourage de calandre en blanc, les contres portes en rouge, et l’entourage de la plaque d’immatriculation arrière en alu.

 

 

Vue arrière de cette Ferrari exposée au musée du Mans. On voit le cadre aluminium entourant l'emplacement de la plaque d'immatriculation. Photo extraite du site : www.motorimania.it.

 

Pour compléter cet article, voici le commentaire laissé sur forum auto par Gap05.

Le commentaire de Gap05 :

 

Juste quelques mots pour dire qu'une fois encore IXO c'est planté d'une manière incompréhensible sur une Ferrari...
Je ne me prononce pas sur l'interprétation des formes, qui reste subjective, et sur des détails comme roues, calandre... non photo découpées, pour tenir compte du prix modique proposé.
Le modèle original est 008M, modèle dit 49.
IXO a bien respecté les spécificités de ce type.
Mais .... Empattement, ramené à l'échelle de 2.45m, pour un réel de 2.25m, soit une erreur de 5mm sur la maquette. GLURPPPPSSSS !!!!!!!!
Détails relatifs au modèle proposé (LM49).
Les prises d'air propres à ce véhicule sont bien la.
Le double pare brise (Pour répondre à la réglementation) est la, mais les panneaux sont trop petits, l'entourage trop épais et la couleur argent sujette à caution (Actuellement l'entourage est de la couleur de la voiture sur le modèle restauré). Absence du rétroviseur central.
Phare additionnel OK.
Arrière OK,  sauf qu'il manque les bavettes sur les ailes, et l'entourage de plaque devrait être chromé.
Intérieur : Tableau de bord Faux, pas conforme aux modifs apportées (Graissage) et surtout du type suivant. Les cloisons intérieures doivent être de la couleur carrosserie, le levier de vitesse est trop reculé. Couleur des siéges OK. Manque aussi un réservoir additionnel coté passager.
Décoration : Il semble que la voiture était plutôt d'un rouge plus foncé (Peinture récupéré des Alfas de la Scudéria Ferrari ou approchant....) Mais ceci reste sujet à caution. Manque entourage blanc de la calandre et le logo Touring Superleggera. Numéros de typographie conforme, mais un peu gros et placés trop bas sur les cotés...
Conclusion : Véhicule ne pouvant être intégré dans aucune collection de Ferrari malgré des qualités, du fait de l'incroyable erreur d'empattement.

 

L'intérieur d'une autre Ferrari 166 MM.Ixo s'est inspiré de cette version.Photo extraite du site www.passionautomobile.com.(GP de Pau historique 2003)

 

 

 

 

 

 

L'intérieur de la version Ixo.Le levier de vitesse est bien loin.Les cadrans sont différents de la voiture exposée au musée du Mans.

 

 

 

Après vérification, l’empattement est effectivement très généreux. D’autre part, l’intérieur du tableau de bord ne correspond pas à l’originale, mais à une autre 166MM.Le levier de vitesse devrait être plus proche du tableau de bord. En conséquence, j’ai révisé la note finale de cette Ferrari. Et vous, qu’en pensez vous ?

Vue de dessus de la Ferrari.

Note : La Ferrari 166 MM de 1949 :

 

Intérêt : 8/10, première victoire Ferrari. Première victoire d’un V12.Troisième victoire de Luigi Chinetti.

Forme : 5/10, Forme bien rendues. Par contre, l’erreur sur l’empattement fait chuter la note.

L’intérieur du cockpit est inexact.

Décoration : 9/10,  Presque que parfaite, c’était facile.

Finition : 8/10, intérieur du cockpit bien détaillé. Roues à rayons en plastique.

Note finale : 6/10. Bilan mitigé pour cette Ferrari, jolie au premier regard, mais avec beaucoup d’approximations au final. La preuve ! La voiture n’est toujours pas sortie en boutique, deux ans après sa première sortie presse.

La grille de calandre est très fine.Par contre,il manque l'entourage blanc de celle ci.

 

C’est tout pour aujourd’hui. Réagissez comme Gap05 sur cette Ferrari 166 MM. A venir, la Chevrolet Corvette C5R de 2002, et…les 24 Heures du Mans 2006.

 

Publié dans lemanscollection

Commenter cet article